L'Italie organisera le deuxième Sommet Italie-Afrique à Addis-Abeba le 13 février, positionnant l'Éthiopie comme un pont diplomatique et économique entre l'Europe et l'Afrique. L'initiative s'appuie sur le Plan Mattei plus large de Rome, qui vise à renforcer la coopération à long terme dans l'énergie, les infrastructures et le développement industriel à travers le continent.
Le choix d'Addis-Abeba souligne l'importance institutionnelle de l'Éthiopie en tant qu'hôte de l'Union africaine. Par conséquent, le sommet revêt une importance continentale au-delà du dialogue bilatéral. Les décideurs italiens devraient présenter des instruments de financement et des mécanismes du secteur privé conçus pour mobiliser des capitaux dans les secteurs de croissance africains.
La sécurité énergétique reste au centre de la stratégie africaine de l'Italie. Rome a intensifié son engagement avec les producteurs d'Afrique du Nord et d'Afrique subsaharienne alors que l'Europe diversifie ses chaînes d'approvisionnement. Par conséquent, le sommet devrait donner la priorité aux projets de gaz, d'énergies renouvelables et d'infrastructures de réseau, en s'alignant sur les objectifs de transition soutenus par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
De plus, le financement des infrastructures occupera une place importante. Les institutions italiennes de financement du développement sont de plus en plus actives dans les corridors de transport et la modernisation portuaire, secteurs qui attirent également les capitaux du Golfe, en particulier du CCG. Cette convergence reflète le rôle stratégique croissant de l'Afrique dans les chaînes d'approvisionnement mondiales.
Au-delà de l'énergie, le Sommet Italie-Afrique devrait aborder les partenariats manufacturiers et les chaînes de valeur agro-industrielles. Les petites et moyennes entreprises italiennes voient des opportunités dans le transfert de technologie et les coentreprises, en particulier dans la transformation alimentaire et les machines.
De plus, la gestion des migrations reste étroitement liée à la coopération économique. Les responsables italiens ont systématiquement présenté le financement du développement comme une réponse structurelle aux pressions migratoires. Par conséquent, les flux d'investissement et la création d'emplois font partie d'un programme de stabilité plus large.
Pour l'Éthiopie, l'accueil du Sommet Italie-Afrique renforce son profil diplomatique pendant une période de réforme macroéconomique. Le gouvernement a mis en œuvre des ajustements structurels soutenus par le Fonds Monétaire International, visant à stabiliser les marchés des changes et à améliorer la confiance des investisseurs.
Parallèlement, Addis-Abeba cherche à étendre les investissements directs étrangers dans l'énergie et la fabrication. Par conséquent, le sommet offre une plateforme pour présenter la dynamique de réforme tout en engageant les capitaux européens.
Dans l'ensemble, le Sommet Italie-Afrique reflète un recalibrage des relations économiques Europe-Afrique. L'Italie se positionne comme un partenaire pragmatique axé sur la sécurité énergétique, le financement des infrastructures et la croissance du secteur privé.
Alors que la concurrence mondiale pour les partenariats africains s'intensifie, la réunion de février à Addis-Abeba pourrait servir de modèle pour un engagement plus structuré et axé sur l'investissement.
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