Le COC proposé vise à établir des règles pour prévenir les incidents et réduire les tensions en mer de Chine méridionale, où les États membres de l'ASEAN et la Chine revendiquent des territoires qui se chevauchentLe COC proposé vise à établir des règles pour prévenir les incidents et réduire les tensions en mer de Chine méridionale, où les États membres de l'ASEAN et la Chine revendiquent des territoires qui se chevauchent

Ce qu'il faut savoir sur les négociations ASEAN-Chine concernant le Code de conduite en mer de Chine méridionale

2026/01/30 08:00

MANILLE, Philippines – Les discussions entre l'ASEAN et la Chine sur un Code de conduite (COC) en mer de Chine méridionale se poursuivent depuis plus de deux décennies, soulignant à la fois la complexité des différends territoriaux et maritimes et le besoin urgent de créer des directives pour gérer les conflits maritimes et prévenir les conflits armés.

Le COC proposé vise à établir des règles pour prévenir les incidents et réduire les tensions en mer de Chine méridionale, où plusieurs États membres de l'ASEAN et la Chine revendiquent des territoires qui se chevauchent.

Comment les négociations ont progressé 

La démarche pour un Code de conduite a commencé au milieu des années 1990, suite aux tensions continues en mer de Chine méridionale.

En 1988, la Chine et le Vietnam se sont affrontés au récif Johnson Sud dans le groupe des îles Spratly, où plus de 60 marins vietnamiens ont été tués. En 1995, la Chine a occupé le récif Mischief revendiqué par les Philippines et l'année suivante, des navires de guerre chinois ont livré une bataille d'une heure et demie avec des canonnières de la marine philippine.

L'ASEAN souhaitait un cadre régional qui encouragerait la retenue et empêcherait les différends de se transformer en conflit armé. Cet effort a conduit à la signature de la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale (DOC) en novembre 2002. L'accord n'était pas juridiquement contraignant, mais il était important car l'ASEAN et la Chine ont formellement convenu de travailler vers un Code de conduite plus détaillé et efficace.

Les progrès après 2002 ont été remarquablement lents. Les consultations se sont poursuivies, mais les discussions ont souvent été bloquées par des tensions régionales, des intérêts nationaux divergents et des désaccords sur le caractère contraignant du COC.

Une percée s'est produite en 2018, lorsque l'ASEAN et la Chine se sont entendues sur un texte unique de négociation, rassemblant les propositions de toutes les parties. La première lecture du projet a été achevée en 2019, et la deuxième lecture a suivi en 2023. Bien que ces séries de discussions aient aidé à clarifier les positions, des questions majeures sont restées non résolues. 

En juillet 2023, l'ASEAN et la Chine ont adopté des directives pour accélérer les négociations et se sont fixé comme objectif de finaliser le COC dans un délai de trois ans, soit d'ici juillet 2026

En 2025, les discussions sont entrées dans la troisième lecture, les négociateurs s'attaquant enfin aux "questions jalons", notamment la question de savoir si le COC sera juridiquement contraignant, sa portée géographique, comment il se rapportera au DOC existant et comment les termes seraient définis dans le code. 

Ce qui est en jeu

Le Code de conduite n'est toujours pas finalisé, alors que les tensions dans la mer des Philippines occidentale continuent d'augmenter. Les rencontres entre navires philippins et chinois se produisent plus fréquemment, rendant les différends plus visibles et inquiétant certains, en particulier les pêcheurs travaillant dans la zone contestée.

Pour des pays comme les Philippines, le résultat des négociations pourrait déterminer s'il y aura des règles plus claires, moins de rencontres risquées et violentes, et un plus grand respect du droit international, y compris la CNUDM. Sans un accord significatif et mutuellement bénéfique, l'écart entre les discussions à la table et les tensions en mer pourrait s'élargir encore plus, mettant davantage de vies et de moyens de subsistance en danger. – Arianne dela Cruz/Rappler.com

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